| Formations régionales nombreuses et variées |
deux composantes d'Universités d'Etat :
deux grandes écoles avec un recrutement sur concours à l'issue de classes préparatoires,
deux écoles recrutant après le bac et proposant des programmes
| L'Ecole Supérieure des Affaires de Lille 2 qui prépare aux métiers de l'assurance, de la banque et de la finance, présentée dans cet article, ouvre une série d'articles ulterieurs qui présenteront les programmes de formation des autres institutions et permettront aux étudiants comme aux responsables d'entreprises de mieux connaître la richesse du pôle régional de formation à la gestion. |
Le bac obtenu, un étudiant peut s'inscrire en première année de DEUG (Droit, Sciences Economiques, AES). Il a déjà l'opportunité de compléter sa formation en suivant les enseignements du Diplôme Universitaire Préparatoire à l'Enseignement Supérieur des Affaires (DUPESA). Il se perfectionne alors dans les disciplines comptables, juridiques et économiques et se prépare, d'une part aux examens du premier niveau de l'expertise comptable (DPECF), d'autre part aux concours d'entrée des formations spécialisées du second cycle universitaire. Souvent, l'étudiant de premier cycle universitaire pense que son seul objectif est de franchir cette première sélection imposée par l'obtention du DEUG. C'est indispensable mais malheureusement souvent insuffisant. Il faut aussi préparer son chemin futur et savoir que les formations professionnalisées ne recrutent qu'un nombre limité d'étudiants après sélection. Suivre le DUPESA parallèlement aux études de DEUG constitue une excellente préparation pour ce qui va suivre.
A Bac + 1, la première année de DEUG étant validée ou après un IUT ou un BTS, l'ESA de Lille 2 propose un premier cursus intégré de 3 ans, l'Institut Universitaire Professionnalisé de Banque et Assurance (IUP BA).
Il prépare plus précisément des chargés de clientèle, véritables technico-commerciaux de la banque et de l'assurance. Cette formation offre les qualités d'un fonctionnement universitaire : responsabilisation et autonomie des étudiants, diplômes nationaux jusque Bac + 4 (DEUG, Licence et Maîtrise). Le cursus dure 3 ans. L'accès s'effectue sur concours national. L'IUP BA entretient des relations très étroites avec le Centre de Formation de la Profession Bancaire (CFPB) et l'Association pour l'Enseignement de l'Assurance (AEA). Plus de la moitié des enseignements sont assurés par des professionnels de la banque et de l'assurance. Situé dans une région frontalière, au cœur de l'Europe, l'institut prépare ses étudiants au travail à et avec l'étranger. L'IUP BA de Lille est membre de l'ENIF, réseau européen d'établissements de formation en assurance.
A Bac + 2, titulaire d'un DEUG, d'un DUT ou d'un BTS, un étudiant peut tenter d'intégrer la Maîtrise des Sciences Techniques Comptables et Financières (MSTCF) de Lille 2. Pendant deux ans, des enseignements très divers préparent aussi bien aux métiers de la comptabilité qu'à ceux du conseil. La formation est solide en comptabilité, en droit, en finance et en stratégie des entreprises. Un partenariat avec l'Ordre Régional des Experts-Comptable et de la Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes est assuré à travers le conseil de perfectionnement qui comprend en son sein le secrétaire général de l'Ordre et de la Compagnie.
A Bac + 4, l'ESA de Lille propose quatre formations de 3° cycle : trois DESS et un DEA.
A Bac + 5, titulaire d'un DEA, un étudiant peut être admis à poursuivre ses études doctorales sous la direction d'un Professeur de finance de l'ESA. Il travaille alors dans le cadre du Groupe d'Etude et de Recherche sur le Management de l'Entreprise (GERME), équipe associée. Actuellement, le GERME regroupe une quinzaine d'enseignants-chercheurs et une trentaine de chercheurs en cours de thèses dont les deux tiers sont inscrits en finance. Le délai moyen de production d'une thèse est de quatre ans mais avec une forte tendance à l'achèvement en trois ans. Le GERME entretient un partenariat actif avec plusieurs institutions et de nombreux chercheurs français et étrangers. De plus, les directeurs de recherche s'impliquent dans des comités scientifiques et organisent des congrès tels celui du SIFF en 1997 ou encore le congrès international de l'AFFI en 1998.